Actualités en Droit Social

L’abondement du compte personnel de formation d’un salarié lanceur d’alerte

Cet article vous plait ?
Partagez-le avec votre réseau !

Par un décret n°2022-1686 du 28 décembre 2022, la procédure d’abondement du compte personnel de formation d’un salarié lanceur d’alerte est précisée.

L’article 1 du décret prévoit l’insertion d’un article D. 6323-3-4 à la sous-section 1 de la section 1 du chapitre III du titre II du livre III de la sixième partie du Code du travail, et concerne :

– le salarié lanceur d’alerte, défini par l’article 6 de la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016 comme « une personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général, une violation ou une tentative de dissimulation d’une violation d’un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, d’un acte unilatéral d’une organisation internationale pris sur le fondement d’un tel engagement, du droit de l’Union européenne, de la loi ou du règlement. Lorsque les informations n’ont pas été obtenues dans le cadre des activités professionnelles mentionnées au I de l’article 8, le lanceur d’alerte doit en avoir eu personnellement connaissance »,

– le salarié facilitateur, c’est-à-dire « toute personne physique ou toute personne morale de droit privé à but non lucratif qui aide un lanceur d’alerte à effectuer un signalement ou une divulgation » au sens de l’article 6-1 de la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016,

– les salariés en lien avec un lanceur d’alerte « qui risquent de faire l’objet de l’une des mesures mentionnées au II de l’article 10-1 dans le cadre de leurs activités professionnelles de la part de leur employeur, de leur client ou du destinataire de leurs services » selon l’article 6-1 de la loi n°2016-1691 du 9 décembre 2016, notamment une suspension, mise à pied, licenciement, rétrogradation, mesures disciplinaires, discriminations…

Pour ces derniers, il est prévu qu’en cas de litige prud’homal, le Conseil de prud’hommes peut condamner l’employeur à abonder leur compte personnel de formation, en tenant compte du montant des droits inscrits sur le compte du salarié concerné et dans la limite du plafond de 8.000 euros fixé par l’article R. 6323-3-1 du Code du travail.

Cette somme sera versée par l’employeur à la Caisse des dépôts et consignations et le compte du salarié sera ensuite alimenté, dès réception de cette somme, du montant correspondant. 

A ce titre, l’employeur devra transmettre à la Caisse le montant de l’abondement, le nom du salarié bénéficiaire et les données permettant son identification. 

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046829194

 

Vous rechercher des informations en Droit Social ?

Utiliser le moteur de recherche ci-dessous !

Vous avez besoin de conseils et accompagnement en Droit Social ?

Contactez-nous, nos avocats experts en Droit Social sont là pour vous !

Dernières actualités en droit social

Actualités en droit social

Absence d’entretien professionnel et de visite médicale périodique : la Cour de cassation exige la preuve d’un préjudice

Par un arrêt rendu le 4 novembre 2026 (Cass. soc., 4 novembre 2026, n° 25-15.603), la Cour de cassation a jugé que le défaut d’entretien professionnel en application de l’article L. 6315-1 du Code du travail n’ouvrait pas, à lui seul, droit à des dommages-intérêts, le salarié devant démontrer le préjudice

Lire la suite
Actualités en droit social

Congé supplémentaire de naissance : l’employeur doit-il maintenir le financement du régime de complémentaire santé ?

Pendant le congé supplémentaire de naissance, l’employeur n’est tenu de continuer à verser sa contribution à la complémentaire santé que si le salarié bénéficie d’un maintien de salaire ou d’indemnités journalières complémentaires financées, au moins en partie, par l’employeur. Le Gouvernement le confirme dans une réponse ministérielle publiée le 29

Lire la suite
Actualités en droit social

Le Conseil constitutionnel censure le gel des cotisations d’assurance complémentaire pour 2026

Par une décision du 23 octobre 2026, le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution le gel des cotisations d’assurance maladie complémentaire pour l’année 2026, en raison d’une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre et à la liberté contractuelle des organismes complémentaires. Rappel  La Loi de Financement de la

Lire la suite
Back to top

Inscription
aux Matinées Actualités