Le 7 mai 2026, le gouvernement a présenté le plan d’accélération pour l’emploi des jeunes, plan sur lequel ont travaillé le ministère du Travail et des Solidarités, le ministère de l’Éducation nationale, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
L’objectif de ce plan est d’augmenter le taux d’emploi des 16-25 ans. En effet, en 2025, 21.5 % des 14-25 ans sont au chômage et 11% de cette tranche d’âge ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation contre 9 % dans l’Union européenne.
Le plan souligne le paradoxe : les Français disposent d’un taux de diplôme élevé, mais une part importe des jeunes sont sans emploi et la durée d’accès au marché du travail est plus longue.
En effet, trois ans après la sortie des études, un peu moins de la moitié des jeunes sortants ont accédé à un emploi à durée indéterminée. Dans le plan, il est indiqué qu’il est nécessaire de prévoir une insertion plus rapide et réussie des jeunes sur le marché du travail.
Trois axes stratégiques ont été fixés pour décliner les quinze mesures prévues par le plan.
1. Accompagner l’orientation des jeunes, les former, les sensibiliser aux métiers qui recrutent
– Création d’InserScore : mieux informer sur le marché du travail pour mieux orienter
– Lancer une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) des secteurs stratégiques, anticiper les besoins en compétences et en recrutement pour adapter l’offre de formation
– Faire connaître les métiers qui recrutent
– Favoriser les formations courtes et professionnalisantes pour accélérer l’accès au marché du travail
– 1JeuneDesSolutions, créer une application pour rendre l’information et les services destinés aux jeunes rapidement accessibles et adaptés à leurs besoins
2. Rapprocher les jeunes de l’entreprise, tout en renforçant la sécurité au travail
– Protéger la santé et la sécurité des jeunes au travail
– Rendre systématique l’expérience en entreprise dans les dispositifs jeunes (CEJ, PACEA, AIJ…) et co-construire avec les branches des parcours adaptés aux besoins des territoires et des filières
– Le « Passeport de compétences », un outil pour valoriser les parcours des
jeunes
– Mieux accompagner les jobs étudiants
3. Prévenir les ruptures de parcours et engager les jeunes dans des parcours individualisés et intensifs
– Consolider le déploiement d’AvenirPro et AvenirPro+ pour favoriser l’insertion et prévenir les sorties du lycée professionnel sans poursuite d’études ou sans emploi
– Prévenir et lutter contre le décrochage scolaire en pilotant l’obligation de formation par les résultats
– Accompagner les parcours étudiants et renforcer l’insertion professionnelle des jeunes sortant de l’enseignement supérieur
– Développer et mobiliser pleinement les solutions de parcours personnalisés et intensifs (Établissement pour l’insertion dans l’emploi – EPIDE, Écoles de la 2e Chance – E2C, écoles de production) pour les jeunes les plus fragiles
– Renforcer le mentorat et le parrainage vers l’emploi en ciblant prioritairement les publics les plus vulnérables
– Contribuer à la stratégie de refondation de l’ASE sur le volet insertion professionnelle
Dossier de presse : https://travail-emploi.gouv.fr/sites/travail-emploi/files/2026-05/Emploi%20futur%20-%20Plan%20d%27acc%C3%A9l%C3%A9ration%20pour%20l%27emploi%20des%20jeunes%20-%20Dossier%20de%20presse%20-%20Mai%202026.pdf


